Synthèse de la Circulaire relative à la politique des Réseaux de Villes
 

Lionel Jospin a signé le 5 juin 2000, la nouvelle circulaire consacrée aux Réseaux de Villes. Elle est parue au Journal Officel du 7 juin. La dernière circulaire favorisant la constitution de Réseaux de villes datait de 1991.

Les destinataires de la circulaire :

  • Les Préfets de Région pour attribution/application
  • Ministres, ministres délégués, secrétaires d’Etat, Préfets de Département

I – La contribution des réseaux de villes à l’aménagement du territoire

  • La souplesse de la constitution et du fonctionnement des Réseaux de villes en font des compléments particulièrement utiles pour le développement de l’intercommunalité.
  • Ils permettent une meilleure synergie entre les différents types d’acteurs du développement.
  • Le développement des Réseaux de villes s’inscrit également dans le cadre des orientations du SDEC.
  • L’action des Réseaux de villes doit être prise en compte dans les volets régional et territorial des CPER.

 

II – les Conditions du soutien de l’Etat

Les préfets doivent

    • vérifier la motivation des promoteurs des Réseaux de villes (notamment capacité à mobiliser les moyens nécessaires à la réalisation d’un projet commun)
    • encourager les villes-centres à associer leurs agglomérations pour favoriser le passage à un réseau d’agglomérations.

 

    • conditionner l’aide de l’Etat à une série d’étapes à mener par chaque Réseau :
    1. identifier les enjeux de développement partagés et les objectifs communs qui fondent la mise en réseau
    2. montrer que les instances dirigeantes des membres associés ont délibéré dans le sens de la coopération.
    3. Installer un comité de pilotage du réseau, présidé par un des Maires ou le Président d’un EPCI adhérant. Y associer l’Etat et la Région.
    4. Elaborer une charte d’objectifs (enjeu de développement territorial, stratégie d’intervention à moyen terme, domaines d’actions prioritaires).
    5. Décliner la Charte d’objectifs en programme pluriannuel d’actions (à renouveler au moins tous les 2 ans.
    6. Informer la CRADT de l’action du ou des Réseaux de villes sur le territoire concerné.

 

Insertion des projets des réseaux dans la politique contractuelle d’aménagement du Territoire :

    • Les actions des réseaux peuvent être prises en compte dans les volets territorial et régional des CPER (condition : que la charte et le programme pluriannuel d’actions soient conformes aux orientations stratégiques du CIADT déc 98)
    • Les projets susceptibles d’être soutenus par l’Etat doivent concerner au moins 2 des domaines d’intervention prioritaires : développement éco et social ; développement universitaire, de la recherche et formation ; développement du tourisme, culture et sport, amélioration des communications matérielles et immatérielles, la mise en réseau de l’offre d’équipements et de services publics.
    • Les Réseaux de villes négocient parallèlement leur participation avec le Conseil régional

III – Les modalités de financement des actions par l’Etat

Le FNADT pour

    • Eventuellement, participation à l’étude de faisabilité en amont de la constitution d’un réseau de villes
    • Contribution au financement de l’Ingénierie, de l’assistance technique des Réseaux de villes émergents, pendant 1 an ou 2.

Autres financements de l’Etat, pour le programme pluriannuel d’actions, par

des lignes budgétaires contractualisées au sein des CPER (-> conventions d’application pour formalisation des engagements)

 

 

Les réseaux (le plus souvent constitués sous forme d’association) n’ont pas vocation à réaliser eux-mêmes des opérations d’équipement ou de gestion des services collectifs

  • la maîtrise d’ouvrage des actions retenues sera confiée aux communes associées ou à un EPCI.
  • les fonds de l’Etat également, en fonction de la personnalité juridique du bénéficiaire

 

Les projets jugés importants et prioritaires mais ne pouvant entrer dans le CPER devront être soumis à la DATAR.

 

Annexe 1 : Typologie des Réseaux de villes

  • Réseaux de villes moyennes regroupant des unités urbaines de taille comparable (10 000 à 100 000 hab)
  • Réseaux d’armature régionale regroupant les principaux centres urbains d’une région : destinés à affirmer des fonctions régionales majeures.
  • Des réseaux transfrontaliers où s’exprime la volonté des collectivités locales de coopérer sur des espaces d’échanges vécus solidairement par leurs habitants.

Types distincts

  • Réseaux renforçant la capacité des villes à constituer des pôles de développement économique majeurs pour les territoires qu’elles desservent.
  • Réseaux préfigurant les grands systèmes urbains offrant une ouverture de l’espace national sur le système européen mais aussi mondial des échanges

 

 

Annexe 2 : Détail des champs d’actions des Réseaux de villes

Les domaines ont été repris dans le texte § II